Greenpeace accuse le Conseil de sécurité nucléaire espagnol d'avoir renouvelé irrégulièrement l'autorisation de la centrale nucléaire d'Almaraz jusqu'en 2030

Le Conseil de sécurité nucléaire espagnol (CSN) a récemment publié un rapport favorable à la prolongation de l'autorisation d'exploitation de la centrale nucléaire d'Almaraz jusqu'en 2030. Cependant, l'organisation environnementale Greenpeace conteste cette décision, estimant que le rapport ne respecte pas la réglementation de sûreté nucléaire en vigueur. Elle souligne que, dans les conditions d'approbation de la prolongation de la durée de vie de la centrale d'Almaraz, le membre du Conseil Francisco·Castejón a voté par abstention, ce qui témoigne de lacunes dans le processus d'évaluation.

Greenpeace souligne en outre que le traitement de cette demande de prolongation pose également problème, car aucune nouvelle révision périodique de la sûreté (RPS) n'a été réalisée, l'ancienne évaluation close en juin 2018 ayant été reconduite. L'organisation estime préoccupant que le CSN ait techniquement approuvé la prolongation sans avoir systématiquement vérifié l'état de la centrale et les événements survenus au cours des huit dernières années.

Francisco·del Pozo Campos, responsable de la campagne énergie de Greenpeace, a déclaré que ce rapport semble davantage influencé par des facteurs politiques que techniques, reflétant une position majoritaire des membres du Conseil qui prime sur les critères stricts des techniciens qualifiés. Il appelle le gouvernement à faire preuve de cohérence et à s'engager fermement en faveur d'un arrêt ordonné de la centrale nucléaire d'Almaraz en 2027 et 2028.

En outre, Greenpeace souligne que le rapport montre que les propriétaires de la centrale nucléaire d'Almaraz (Iberdrola, Endesa et Naturgy) ont manqué à plusieurs reprises aux engagements et exigences de sûreté stipulés dans l'autorisation d'exploitation de 2020. Dans sa décision concernant la prolongation éventuelle de la durée de vie de la centrale d'Almaraz jusqu'en 2030, le gouvernement accordera une attention particulière à trois conditions : la sûreté radiologique, la garantie de l'approvisionnement en électricité et l'évitement de coûts supplémentaires pour les consommateurs.

Ce rapport favorable du CSN repose sur 29 documents élaborés par 16 domaines spécialisés. Malgré cela, Greenpeace maintient que la réglementation doit être strictement respectée en matière de sûreté nucléaire afin de garantir la sécurité du public et de l'environnement.

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