Le niveau bas du Danube met à l'épreuve l'exploitation nucléaire bulgare, le ministre de l'Énergie déclare que la centrale de Kozloduy peut encore fonctionner environ une semaine et demie
La ministre bulgare de l'Énergie, Iva Petrova, a déclaré le 7 août que si le niveau du Danube se maintient à son niveau actuel, la centrale nucléaire de Kozloduy peut continuer à fonctionner normalement pendant environ une semaine et demie. Elle a qualifié la situation à laquelle la centrale est confrontée de « difficile et dynamique », tout en soulignant que l'exploitation de la centrale reste stable et qu'aucun défaut direct affectant la production d'électricité n'est apparu.

La centrale nucléaire de Kozloduy est une installation clé du système électrique bulgare. Les variations du niveau du Danube suscitent une grande attention principalement en raison des conditions de refroidissement nécessaires à l'exploitation de la centrale. Un niveau d'eau durablement bas pourrait accroître la pression sur la gestion opérationnelle et obliger le secteur de l'énergie à évaluer plus fréquemment les marges de sûreté et les mesures de suivi. Les déclarations de Petrova montrent qu'à court terme, la centrale dispose encore d'une marge de fonctionnement, mais si les conditions hydrologiques continuent de se dégrader, le risque de réduction de puissance ou d'arrêt de la centrale augmentera.
Face à un éventuel arrêt forcé ou à une baisse de la production d'électricité, Petrova a indiqué que le système énergétique bulgare dispose de la capacité de fournir l'électricité nécessaire, ce qui atténue dans une certaine mesure les inquiétudes du marché et du public concernant la sécurité de l'approvisionnement. Cette déclaration implique que le gouvernement bulgare estime que la structure de production nationale, la capacité de réserve et la gestion régionale du dispatching peuvent encore soutenir l'équilibre offre-demande à court terme.
Parallèlement, les exportations d'électricité de la Bulgarie ont récemment atteint un niveau record, avec des exportations quotidiennes dépassant 32 000 MWh vers les régions voisines. Petrova estime que cela est lié à la situation énergétique régionale et à la forte capacité d'interconnexion transfrontalière de la Bulgarie. Actuellement, le marché de l'énergie du sud-est de l'Europe a une forte demande de sources d'électricité stables. Grâce à son nucléaire, son thermique et ses corridors de transport régionaux, la Bulgarie joue un rôle plus important dans les flux d'électricité régionaux.
En évoquant l'accord entre la société publique bulgare Bulgargaz et la société énergétique publique turque BOTAŞ, Petrova a indiqué que l'accord conclu entre les deux parties est un contrat entre deux entreprises commerciales et revêt un caractère confidentiel, et ne peut donc pas être divulgué au public. Cette déclaration reflète également que l'équilibre entre l'approvisionnement énergétique, la coopération transfrontalière et la confidentialité commerciale reste un sujet sensible dans la politique énergétique bulgare.
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