La Corée du Sud prévoit de renforcer son système national de surveillance radiologique pour faire face aux conséquences des accidents d'installations nucléaires à l'étranger
La Commission de sûreté nucléaire de Corée (NSSC) s'emploie à renforcer le système national de surveillance radiologique, en intégrant dans le cadre réglementaire institutionnel la contamination radioactive susceptible d'affecter l'environnement national en cas d'accident d'installations nucléaires à l'étranger. Selon les amendements partiels au décret d'application de la loi sur la sûreté nucléaire et à ses règles d'application, préannoncés le 7 août, la Corée intégrera les enquêtes sur la contamination radioactive dans les activités existantes d'inspection de l'environnement radiologique et d'évaluation de la surveillance de la radioactivité environnementale, et confiera l'exécution de ces enquêtes à l'Institut coréen de sûreté nucléaire (KINS).

Cet ajustement réglementaire constitue une mesure d'accompagnement consécutive à la révision de la loi sur la sûreté nucléaire en février dernier, et la loi entrera en vigueur le 20 février 2027. Le cœur de l'amendement réside dans le fait que, lorsqu'un accident d'installations nucléaires à l'étranger entraîne un risque manifeste de contamination radioactive dans l'environnement national, la Commission de sûreté nucléaire peut directement mener des enquêtes de contamination conformément à la loi. Par le passé, la surveillance radiologique environnementale de la Corée était principalement axée sur les centrales nucléaires nationales et les installations d'utilisation des rayonnements. Cependant, après l'accident de Fukushima, la possibilité de propagation transfrontalière de substances radioactives par l'atmosphère et les courants marins a suscité une attention accrue, et l'établissement d'un mécanisme indépendant et permanent de réponse aux accidents survenant à l'étranger est devenu une nécessité concrète.
Sur le plan opérationnel, l'Institut coréen de sûreté nucléaire (KINS) assumera des responsabilités d'enquête plus systématiques, notamment la définition des zones et des points d'échantillonnage, la sélection des radionucléides représentatifs, la détermination des méthodes d'analyse, l'organisation des cycles d'enquête, la gestion des données d'enquête, ainsi que l'établissement de mécanismes de collaboration avec les organismes concernés. Les nouvelles dispositions exigent également que les plans d'enquête tiennent compte, de manière globale, des caractéristiques des installations nucléaires à l'étranger, des propriétés des radionucléides et des milieux environnementaux des zones potentiellement affectées sur le territoire national. En cas d'urgence, l'organisme d'exécution peut prendre d'abord les mesures nécessaires, puis compléter et perfectionner le plan d'enquête ; si, au cours de l'enquête, il s'avère nécessaire d'ajouter ou d'exclure des radionucléides représentatifs ou de prolonger la durée de l'enquête, le plan peut également être ajusté conformément à la loi.
Le présent amendement renomme également l'ancien « Institut central de mesure de la radioactivité » en « Centre national de surveillance radiologique », afin de mettre en évidence sa fonction de plaque tournante nationale de la surveillance radiologique. Ce changement ne constitue pas un simple ajustement de dénomination, mais vise à intégrer davantage les fonctions de surveillance de la radioactivité environnementale, d'enquête sur la contamination, d'identification des signaux anormaux et de diffusion de l'information, ce qui contribuera à renforcer les capacités de détection précoce, d'analyse des données et de communication avec le public en cas de risque d'accident nucléaire à l'étranger ou d'afflux anormal de substances radioactives.
Avec l'intégration des procédures d'enquête, des radionucléides représentatifs, des milieux environnementaux et des méthodes de gestion des données dans le cadre réglementaire, les enquêtes sur la radioactivité environnementale menées par la Corée à l'avenir en cas d'accident nucléaire à l'étranger seront davantage standardisées et vérifiables. Ce mécanisme pourrait également renforcer le partage d'informations et la coopération avec les systèmes de surveillance internationaux tels que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), offrant ainsi un soutien juridique et technique plus clair pour la gestion des risques de sûreté nucléaire transfrontaliers dans un contexte marqué par l'entrelacement des changements climatiques, des catastrophes naturelles et des risques géopolitiques.
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