L'Iran redémarre un cyclotron pour renforcer l'approvisionnement en produits radiopharmaceutiques pour le diagnostic et le traitement du cancer

Des experts de l'industrie nucléaire iranienne ont récemment remis en service un cyclotron destiné à la médecine nucléaire, capable de produire des radio-isotopes nécessaires au diagnostic et au traitement du cancer. Selon le plan, d'ici la fin du septième plan de développement de l'Iran, soit mars 2029, le pays disposera de 7 centres de ce type afin d'élargir sa capacité nationale d'approvisionnement en radio-isotopes médicaux.

Un cyclotron est un type d'accélérateur de particules pouvant être utilisé pour produire des radio-isotopes en médecine nucléaire et préparer ensuite des produits radiopharmaceutiques. Ces produits peuvent être utilisés pour la détection, le diagnostic et le suivi des tumeurs malignes. Selon les données disponibles, les produits fabriqués localement en Iran comprennent notamment le FDG et le F-PSMA, principalement destinés au diagnostic et au traitement de divers cancers en médecine nucléaire.

Selon les informations fournies, ce cyclotron était resté à l'arrêt pendant environ 16 ans en raison de problèmes techniques et de l'approvisionnement en pièces d'équipement. Après que les experts de l'industrie nucléaire iranienne ont pris le relais, l'équipement a été remis en service grâce à la réparation du système à l'aide de pièces de fabrication nationale. Le spécialiste en médecine nucléaire Amin Mokhtari a indiqué que certains composants clés étaient indisponibles et que l'équipe concernée avait fabriqué elle-même des pièces de remplacement, permettant de remettre l'équipement en fonctionnement en deux mois. Actuellement, les produits fabriqués par cet équipement sont déjà utilisés pour le diagnostic et le traitement des patients.

Le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Eslami, a déclaré que le cyclotron, après sa remise en service, fonctionne en continu, poursuivant la production de produits radiopharmaceutiques au service des patients. Cette installation peut actuellement produire environ 1 200 doses de produits radiopharmaceutiques par mois et fait désormais partie intégrante de l'infrastructure de médecine nucléaire et du système de traitement du cancer de l'Iran.

Eslami a également indiqué que le coût des produits radiopharmaceutiques fabriqués localement en Iran représente environ un dixième de celui des produits importés équivalents, contribuant ainsi à réduire les frais de traitement et à renforcer la capacité nationale d'approvisionnement médical. L'Iran prévoit d'étendre son réseau de cyclotrons à 7 centres d'ici mars 2029 afin d'augmenter la production nationale de radio-isotopes médicaux et de réduire la dépendance aux produits importés.

Dans le cadre de l'élargissement des capacités en médecine nucléaire, l'Iran s'apprête également à lancer un produit radiopharmaceutique à particules α développé localement, l'AlphaZa, destiné au traitement des cancers avancés résistants aux thérapies conventionnelles. Selon Eslami, ce produit devrait être mis sur le marché dans un proche avenir. Par ailleurs, l'Iran compte actuellement 20 nouveaux produits radiopharmaceutiques en phase de développement, dont la production est prévue au cours de l'année civile iranienne en cours.

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