Les États-Unis proposent de clarifier les normes de protection des eaux souterraines sur les sites d'extraction d'uranium par lixiviation in situ

La Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC) a proposé le 1er septembre une règle visant à établir des normes plus claires de protection des eaux souterraines pour les communautés entourant les sites d'extraction d'uranium par lixiviation in situ, tout en optimisant les procédures de prolongation des délais de déclassement des installations de matières radioactives et des réacteurs nucléaires, afin de réduire les formalités administratives redondantes tout en garantissant la sûreté.

Cette règle concerne deux aspects de la réglementation de la NRC. Premièrement, pour la protection de l'eau potable autour des installations de lixiviation in situ de l'uranium, elle propose d'établir des normes réglementaires fondées sur les risques afin de prévenir les contaminations radioactives et non radioactives. La lixiviation in situ de l'uranium est une méthode d'extraction de l'uranium qui consiste à injecter une solution dans les couches géologiques contenant du minerai d'uranium, à dissoudre les ressources d'uranium souterraines et à les pomper vers la surface pour les récupérer.

Deuxièmement, elle propose de simplifier le processus de demande de prolongation des délais de déclassement pour les propriétaires d'installations. La NRC indique que les exigences de délais actuelles sont relativement rigides et pourraient entraîner une résiliation prématurée des licences ; les ajustements proposés visent à réduire les coûts pour les demandeurs, à améliorer l'efficacité réglementaire et à offrir des perspectives plus claires aux communautés et aux exploitants d'installations.

Mike King, directeur exécutif des opérations de la NRC, a déclaré que cette règle proposée établirait un cadre clair et exécutable pour protéger la sûreté des eaux souterraines autour des sites de récupération d'uranium, tout en comblant les lacunes des réglementations existantes et en améliorant l'efficacité réglementaire.

Actuellement, environ 16 installations de récupération d'uranium aux États-Unis utilisent la méthode de lixiviation in situ. La NRC indique que, par rapport à l'exploitation minière traditionnelle, cette méthode est généralement considérée comme une technologie alternative moins perturbatrice pour la surface du sol. Le public pourra soumettre ses commentaires dans les 30 jours suivant la publication de la règle proposée au Federal Register, via le site regulations.gov, en référence au dossier n° NRC-2025-1204.

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