EDF envisage d'accélérer son plan d'adaptation climatique : les températures extrêmes estivales forcent l'accélération de la rénovation des unités nucléaires

Xavier Ursat, directeur exécutif d'Électricité de France (EDF), a déclaré le 13 octobre aux médias locaux que, compte tenu des perturbations négatives record causées cet été par les températures extrêmes sur l'exploitation des unités nucléaires françaises, l'entreprise a décidé d'accélérer de manière globale le plan d'adaptation climatique des centrales nucléaires (ADAPT).

En tant que pilier de l'électricité de base en France, plus de la moitié de l'approvisionnement électrique du pays dépend des centrales nucléaires, et ces centrales prélèvent généralement l'eau des rivières intérieures ou des estuaires comme source de refroidissement du circuit secondaire. Affectées par les vagues de chaleur, de nombreuses unités rejettent l'eau vers les rivières après le cycle de refroidissement avec une température légèrement élevée, ce qui risque facilement de déclencher les strictes réglementations écologiques sur les limites d'émission. Les données de surveillance d'EnergyScan montrent que cette année, la production réduite ou l'arrêt des unités nucléaires françaises en raison des restrictions d'émission environnementales a dépassé de plus de quatre fois le pic historique, et qu'à la date du 7 octobre, la perte cumulée d'électricité avait dépassé 13 térawattheures (TWh), certains réacteurs le long des rivières étant encore actuellement affectés par les bas niveaux d'eau.

M. Ursat a indiqué, en marge d'un événement de presse organisé au laboratoire de recherche et développement d'EDF, que bien que l'approvisionnement électrique soit resté globalement stable et maîtrisé cet été, l'environnement extérieur rigoureux démontre que l'entreprise doit accélérer au plus vite la mise en œuvre des travaux d'adaptation climatique. Cependant, accélérer ce plan d'adaptation signifie que l'entreprise doit non seulement augmenter les dépenses d'investissement initiales, mais aussi ajuster de manière globale les fenêtres planifiées de maintenance et de rechargement des réacteurs.

Selon l'axe technique central du plan d'adaptation climatique, EDF prévoit d'ajouter des tours de refroidissement auxiliaires aux réacteurs concernés, utilisant la convection atmosphérique pour refroidir secondairement un petit flux d'eau à rejeter provenant du système du circuit primaire, afin de garantir son rejet à une température plus basse dans les rivières naturelles, évitant ainsi les limitations de production pour raisons environnementales dues au dépassement des normes de rejet thermique. En outre, l'entreprise prévoit également de construire des bassins tampons de rejet associés pour atténuer la charge thermique des eaux réceptrices des rivières lors des périodes de températures extrêmes.

La Cour des comptes avait précédemment évalué et estimé que le coût des travaux d'installation d'une nouvelle tour de refroidissement pour une seule unité nucléaire s'élève à environ 500 millions d'euros (environ 559,6 millions de dollars). Cette rénovation représentera la majeure partie du budget spécial d'adaptation climatique de 8,7 milliards d'euros établi par EDF en juin de cette année.

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