Le fournisseur canadien de combustible nucléaire Cameco annonce le projet d'introduction en bourse de Westinghouse Electric
Le fournisseur canadien de combustible nucléaire Cameco a annoncé que sa coentreprise——Westinghouse Electric Company a confidentiellement déposé une déclaration d'enregistrement préliminaire en vue d'une introduction en bourse. Cette IPO vise à favoriser davantage le développement des activités de Westinghouse dans le secteur nucléaire et à apporter de nouvelles sources de financement à l'entreprise. Actuellement, Cameco détient 49 % des actions de Westinghouse, tandis que Brookfield Renewable Partners en possède les 51 % restants.

Westinghouse est l'une des plus grandes entreprises de services nucléaires au monde et le fournisseur du premier réacteur à eau pressurisée (REP) commercial au monde. Sa plateforme technologique couvre l'ensemble de la chaîne de valeur nucléaire, et 57 % des 417 réacteurs actuellement en exploitation dans le monde utilisent sa technologie. Cameco a indiqué que Westinghouse occupe une position stratégique majeure dans l'industrie nucléaire mondiale et bénéficie d'opportunités de marché mondiales en pleine croissance.
Selon l'analyse de Cameco, 91 réacteurs AP1000 pourraient être déployés au cours des dix prochaines années, pour une capacité totale de 105 gigawatts. Ces projets sont répartis aux États-Unis, en Pologne, en Bulgarie, en Ukraine, aux Pays-Bas, en Slovénie, en Finlande/Suède, ainsi qu'au Canada, en Inde et en Arabie saoudite, entre autres. Parmi ceux-ci, les projets soutenus annoncés par le Département de l'énergie des États-Unis devraient entrer en exploitation commerciale au milieu des années 2030, et la coopération stratégique de Cameco avec Brookfield et le Département du commerce des États-Unis soutiendra également la construction de davantage de centrales nucléaires américaines.
Cameco a souligné qu'avec l'augmentation du nombre de centrales nucléaires et l'accumulation d'expérience, les délais de construction des centrales nucléaires seront raccourcis et les coûts réduits. Pour les projets précoces, le délai entre le premier coulage du béton et l'exploitation commerciale est d'environ 66 mois, tandis qu'après avoir atteint un déploiement à l'échelle « N » (c'est-à-dire la construction de deux unités sur un même site, avec une demande d'au moins deux unités par an), le délai de construction peut être réduit de 20 à 30 %. Parallèlement, le coût total en capital passera également de 20 à 26 milliards de dollars par réacteur à 14 à 17 milliards de dollars.
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