La Turquie et un développeur danois signent un mémorandum d'accord sur la recherche sur les réacteurs à sels fondus au thorium
Le 9 septembre 2026, le ministère turc de l'Énergie a déclaré que l'Institut turc de recherche sur l'énergie, le nucléaire et les mines (Turkish Energy, Nuclear and Mining Research Institute, TENMAK) avait signé un mémorandum d'accord avec le développeur danois de réacteurs avancés Copenhagen Atomics (Copenhagen Atomics, CA), les deux parties devant mener des recherches conjointes sur l'application du thorium comme combustible nucléaire potentiel pour les réacteurs à sels fondus.

Tenmak et Copenhagen Atomics ont signé le mémorandum d'accord le 7 septembre. Photo fournie par le ministère turc de l'Énergie et des Ressources naturelles
Selon le ministère turc de l'Énergie, cette coopération vise à faire progresser la recherche dans le domaine de l'utilisation du thorium comme combustible potentiel pour les réacteurs nucléaires, en mettant l'accent sur l'évaluation de la capacité de la Turquie à produire des composés de thorium à partir de ressources nationales.
Le ministre turc de l'Énergie, Alparslan·Bayraktar, a déclaré que la Turquie disposait de riches ressources en thorium, ce qui confère une importance particulière à ces technologies, susceptibles de réduire la dépendance du pays aux sources externes dans le domaine du combustible nucléaire. Il a exprimé l'espoir que cette coopération porte ses fruits et que les recherches aboutissent à l'avenir à des produits commercialement viables.
Le thorium est largement réparti dans le monde, avec une abondance de ressources supérieure à celle de l'uranium, couramment utilisé comme combustible dans les réacteurs nucléaires traditionnels. Copenhagen Atomics développe un réacteur modulaire à sels fondus au thorium, de type conteneurisé, conçu pour une fabrication en série et un déploiement à grande échelle, chaque module pouvant fournir une puissance thermique de 100 mégawatts.
La Turquie construit sa première centrale nucléaire, la centrale nucléaire d'Akkuyu. Ce projet utilise 4 unités de réacteurs à eau pressurisée VVER-1200 de génération III+ fournies par la Russie. Selon les plans turcs, d'ici 2050, la capacité nucléaire installée du pays atteindra 20 000 mégawatts, dont au moins 5 000 mégawatts proviendront de petits réacteurs modulaires.
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