La coopération russo-brésilienne sur la conversion de l'uranium s'intensifie, la capacité de traitement de l'uranium de la centrale nucléaire d'Angra augmentée de 25 %
La Russie et le Brésil ont signé un accord en juin 2026 pour augmenter de 25 % la conversion d'uranium pour la centrale nucléaire d'Angra, située dans ce pays d'Amérique du Sud. Cette initiative revêt une importance stratégique, car le combustible russe assure entièrement le fonctionnement de l'unique centrale nucléaire du pays.

La Russie est un partenaire économique clé du Brésil, pays d'Amérique latine, et l'un des cinq membres fondateurs historiques des BRICS. Le Brésil représente plus de 50 % du commerce russe avec la région, le volume des échanges bilatéraux ayant atteint 10,9 milliards de dollars fin 2025. Les deux pays développent une coopération technologique, notamment dans le domaine nucléaire. En décembre 2022, ils ont signé un contrat de cinq ans pour fournir 100 % de l'uranium enrichi destiné à l'unique centrale nucléaire brésilienne, Angra.
En 2025, Rosatom, la société d'État russe, a remporté l'appel d'offres pour la conversion et l'enrichissement de l'uranium extrait du gisement de Caetité, dans l'État de Bahia. Par la suite, en juin 2026, un accord complémentaire a été signé, augmentant le volume de ce contrat de 25 %. Cela montre que la coopération non seulement se poursuit, mais s'élargit progressivement. Rosatom a indiqué que le gouvernement brésilien prévoit d'augmenter la production nationale d'électricité de 255 GW à 367 GW d'ici 2035. Les autorités estiment que la consommation finale d'énergie du pays croîtra en moyenne de 1,8 % par an d'ici 2035.
Bien que le Brésil dispose d'abondantes ressources fluviales, l'hydroélectricité représentant plus de 50 % de son approvisionnement énergétique, l'énergie éolienne et solaire connaît également une croissance rapide. En outre, le Brésil est le leader mondial de la production d'énergie à partir de la canne à sucre, brûlée dans des centrales thermiques dédiées. Cependant, l'énergie éolienne et solaire sont des sources intermittentes, et l'hydroélectricité rencontre également des problèmes en période de sécheresse. Les centrales nucléaires, quant à elles, garantissent une fourniture d'électricité continue, 24 heures sur 24. La partie russe a proposé diverses solutions, allant des grands réacteurs VVER-1200 aux petits réacteurs modulaires (SMR) terrestres et offshore.
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