La Russie propose au Brésil une coopération en matière de technologies nucléaires et des projets de petits réacteurs modulaires, y compris des centrales nucléaires flottantes et de la recherche scientifique en Arctique et en Antarctique
Nikolaï Patrouchev, assistant du président russe et chef du Conseil maritime russe, a proposé au gouvernement Lula, lors de sa visite au Brésil, des suggestions de coopération portant sur l'énergie nucléaire, la recherche scientifique et la sécurité maritime. Cet agenda montre que le Brésil continue de gérer ses relations avec les grandes puissances selon une ligne diplomatique relativement autonome, tout en cherchant à élargir son espace de coopération externe dans des domaines tels que la transition énergétique, les technologies de défense et la protection des droits maritimes.

Dans le domaine nucléaire, la partie russe a mis l'accent sur les petits réacteurs nucléaires et les technologies nucléaires de faible puissance, notamment la centrale nucléaire compacte Elena-M et les installations flottantes de production d'électricité. La Russie décrit ces technologies comme des « batteries nucléaires universelles » à longue durée de fonctionnement, aux coûts relativement maîtrisés et adaptées à l'alimentation électrique des régions isolées. Cela correspond dans une certaine mesure aux besoins réels du Brésil dans des zones à faible approvisionnement énergétique comme l'Amazonie, et fait écho au niveau technique à l'objectif à long terme du Brésil de développer des réacteurs de propulsion nucléaire pour sa marine.
Cette proposition concerne également une éventuelle participation de la société d'État russe Rosatom et de l'Institut Kourtchatov à des projets de coopération. Auparavant, Rosatom avait déjà été en contact avec la société brésilienne Âmbar Energia concernant l'application de petits réacteurs en Amazonie ; cette visite peut donc être considérée comme une poursuite des négociations et des échanges techniques correspondants. Toutefois, la coopération nucléaire implique généralement de multiples enjeux — réglementation, sûreté, impact environnemental, modalités de financement et obligations internationales de non-prolifération nucléaire — et sa concrétisation dépendra de l'évaluation politique ultérieure et des procédures d'approbation nationale du gouvernement brésilien.
Au-delà des questions énergétiques, les deux parties ont également évoqué la possibilité de mener des recherches scientifiques conjointes en Arctique et en Antarctique, ainsi que la création de systèmes spécialisés pour la surveillance et la protection des eaux territoriales brésiliennes. Cette orientation est étroitement liée aux besoins du Brésil en matière de préservation des ressources marines, de renforcement de la connaissance de la situation maritime et d'amélioration de ses capacités de défense. Avant de rencontrer Lula, Patrouchev s'était déjà entretenu avec le commandant de la marine brésilienne, Marcos Sampaio Olsen, et avec le conseiller spécial du président pour les affaires internationales, Celso Amorim, ce qui montre que les sujets abordés ne se limitent pas à la coopération énergétique, mais s'étendent également aux dimensions de défense, de souveraineté et de géostratégie.
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