Des doctorants britanniques participent à une formation pratique en énergie nucléaire au laboratoire nucléaire canadien
Le 10 août 2026, les Laboratoires Nucléaires Canadiens (Canadian Nuclear Laboratories, CNL) ont accueilli leur première cohorte de doctorants britanniques. Cette visite s'inscrit dans le cadre du programme de collaboration quinquennal du Centre de formation doctorale “Centre de compétences et de formation pour la renaissance nucléaire britannique” (SATURN CDT), marquant le lancement d'une nouvelle coopération à long terme dans la formation internationale des talents en énergie nucléaire.

Le SATURN CDT est financé par le Conseil de recherche en ingénierie et en sciences physiques du Royaume-Uni (EPSRC), dirigé par l'Université de Manchester (University of Manchester), en collaboration avec sept universités britanniques. Le programme vise à offrir à la prochaine génération de professionnels du nucléaire une formation pratique au-delà de la salle de classe, permettant aux étudiants d'être exposés à des environnements de recherche réels, des installations d'ingénierie et des besoins industriels.
Au total, six doctorants britanniques se sont rendus au Canada pour un apprentissage expérientiel de deux semaines, avec des sessions de formation aux Laboratoires de Chalk River, relevant des CNL, ainsi qu'à l'Université McMaster (McMaster University). Selon les modalités de collaboration, les CNL s'appuieront sur le Centre canadien d'apprentissage nucléaire (Canadian Nuclear Learning Centre, CNLC), dont l'ouverture est imminente, pour offrir des services de formation, avec une capacité d'accueil future de deux cohortes maximum de stagiaires du SATURN CDT par an pour des cours immersifs au Canada.
Gina Strati, directrice des collaborations académiques aux CNL, a déclaré que cette coopération ne constitue pas une visite ponctuelle, mais le début d'une collaboration internationale à long terme, renforçant également le rôle des CNL en tant que plateforme d'apprentissage et d'innovation dans le domaine nucléaire.
Durant leur séjour au Canada, les étudiants ont acquis une compréhension systématique du système technologique nucléaire canadien, notamment les réacteurs à eau lourde CANDU, les petits réacteurs modulaires et les micro-réacteurs modulaires, les grandes cellules chaudes, les systèmes énergétiques hybrides, la surveillance environnementale, les effets des radiations spatiales ainsi que les stratégies de gestion des déchets à long terme. Les stagiaires ont également visité les installations de cellules chaudes pour combustibles et matériaux aux Laboratoires de Chalk River et participé à des activités de démonstration liées au réacteur de recherche ZED-2.
Le professeur Morik Patel de l'Université de Liverpool (University of Liverpool) a accompagné les étudiants lors de cette visite. Il a indiqué que les visites internationales aident les étudiants à établir des liens professionnels, à élargir leurs perspectives de recherche et à découvrir des conditions scientifiques complémentaires aux installations et capacités existantes au Royaume-Uni.
Rebecca Bates, doctorante à l'Université de Sheffield (University of Sheffield) participant à la formation, a déclaré que cette visite lui a permis de constater concrètement que la recherche ne se déroule pas uniquement à l'université, mais également en profondeur dans l'industrie. Les recherches actuelles de Bates portent sur le recyclage du béton et de l'acier radioactifs lors du démantèlement des centrales nucléaires, avec pour objectif de réduire les émissions de carbone liées à la production de ces matériaux.
Une autre doctorante, Lucy Rud, a indiqué que les processus des CNL en matière de démantèlement et de gestion des déchets sont étroitement liés à son domaine de recherche, et que les cours et visites correspondants présentent donc une valeur de référence directe pour ses travaux.
Le programme SATURN CDT vise à développer les compétences et l'expertise nécessaires au soutien de l'industrie nucléaire britannique. Le programme suit également la tendance mondiale d'expansion des capacités nucléaires et de transition vers la neutralité carbone dans de nombreux pays, permettant aux étudiants de comparer les cadres réglementaires, les technologies de réacteurs, les cycles du combustible ainsi que les approches en science et ingénierie nucléaires de différents pays, grâce à des collaborations avec des instituts de recherche et des organisations nucléaires internationaux.
Les CNL ont indiqué que cette coopération contribue à approfondir leurs liens avec les universités et instituts de recherche britanniques et européens, tout en démontrant leur capacité à offrir une formation nucléaire systématique et de haut niveau. À mesure que le programme progresse, les deux parties prévoient d'élargir le contenu des cours, certaines formations devant également être dispensées à l'avenir sur les campus universitaires.
Avertissement : les informations republiées depuis des médias partenaires, institutions ou autres sites sont fournies à titre de référence et de diffusion. Elles ne valent pas approbation ni vérification de leur exactitude. Contactez-nous pour toute correction ou demande liée aux droits.