Achèvement de l'installation des composants clés du récupérateur de corium de l'unité n° 4 de la phase II de la centrale nucléaire de Léningrad
L'unité n° 4 de la phase II de la centrale nucléaire de Léningrad, en cours de construction, a récemment franchi une étape clé du chantier : l'équipe d'ingénierie de la société Titan-2 (TITAN-2), entrepreneur général, a réussi à positionner et à fixer avec précision la plateforme de maintenance et la poutre en porte-à-faux du dispositif de rétention du corium (système de sûreté passive essentiel « récupérateur de corium ») dans le puits du réacteur. Les deux grands composants pèsent respectivement 78 tonnes et 148 tonnes. Après l'installation cet été des premiers composants (l'enveloppe du récupérateur et le matériau de remplissage interne), le montage des grandes structures de cette installation de sûreté essentielle a de nouveau enregistré une avancée.

En tant que barrière centrale du système de défense en profondeur du réacteur à eau pressurisée de génération III+ (VVER-1200), le récupérateur de corium est principalement destiné, en cas d'accident grave, à recueillir, retenir et refroidir en continu le corium du cœur, afin d'empêcher fondamentalement le corium de traverser le radier de l'enceinte de confinement et de rejeter des substances radioactives dans l'environnement extérieur. La poutre en porte-à-faux et la plateforme de maintenance installées cette fois assurent non seulement la surveillance de l'état du système et l'accès aux opérations de maintenance de routine, mais remplissent également une fonction importante de protection contre les températures extrêmes et de blocage des rayonnements neutroniques et gamma, protégeant efficacement les structures en béton autour du puits ainsi que la sécurité du personnel.
Lors de ce levage, l'équipe d'ingénierie sur site a pleinement appliqué la technique des travaux croisés, brisant le cloisonnement traditionnel des séquences qui imposait d'attendre l'achèvement complet du génie civil avant de procéder à l'installation, et permettant ainsi la réalisation en parallèle du montage des grands équipements mécaniques et des travaux de génie civil du puits du réacteur. Ievgueni Milouchkine, directeur de la direction de la construction capitale de la centrale nucléaire de Léningrad, souligne que cette méthode a déjà pleinement démontré sa grande fiabilité lors de la construction des unités précédentes : grâce à une coordination interdisciplinaire rigoureuse, elle garantit une construction de haute qualité tout en réduisant sensiblement les délais et en optimisant l'allocation des matériaux et de la main-d'œuvre ; conformément au planning général du projet, le levage de la cuve du réacteur de l'unité n° 4 est prévu pour 2029.
Konstantin Khoudiakov, responsable du projet au sein de la société Titan-2, indique que l'avancement des travaux de la structure principale du bâtiment du réacteur de l'unité n° 4 atteint actuellement 30 %, et que se poursuivent en parallèle le coulage des murs, la mise en place des pièces noyées, la pose des câbles et canalisations ainsi que le ferraillage par couches de la zone du cœur. Une fois le dernier ensemble de composants essentiels (le radier) mis en place, le poids total des équipements du système complet de rétention du corium dans le puits atteindra environ 570 tonnes.
La mise en service des unités n° 3 et n° 4 de la phase II de Léningrad est respectivement prévue pour 2030 et 2032. Alexeï Likhatchev, directeur général du groupe d'État Rosatom, souligne que l'avancement régulier des unités de nouvelle génération jettera les bases de la réalisation des objectifs de la stratégie énergétique nationale, à savoir porter la part du nucléaire dans la production totale d'électricité de la Russie de 20 % actuellement à 25 % au milieu des années 2040. Pour soutenir cette montée en puissance du mix énergétique, la Russie prévoit de construire 38 projets nucléaires, couvrant diverses filières technologiques telles que les réacteurs à eau pressurisée de moyenne et grande puissance, les réacteurs à neutrons rapides à caloporteur sodium et les petits réacteurs modulaires.
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