La société russe Rosatom envisage d'exporter des centrales nucléaires flottantes vers quatre pays africains

Récemment, le directeur général de la société d'État russe Rosatom, Alexeï·Likhatchev, a déclaré lors du troisième Sommet Russie-Afrique tenu à Moscou que l'entreprise menait des consultations approfondies avec quatre pays côtiers africains — l'Égypte, le Togo, la Namibie et la Tanzanie — en vue du déploiement de centrales nucléaires flottantes en mer (FNPP) de 100 mégawatts.

Il est à noter que la centrale nucléaire flottante proposée par Rosatom au marché africain est équipée de deux réacteurs de type RITM-200M adaptés au climat tropical, d'une capacité installée totale d'environ 100 mégawatts et d'une durée de vie nominale pouvant atteindre 60 ans. Le projet prévoit un modèle commercial fondé sur un contrat d'achat d'électricité (PPA), Rosatom étant responsable de la construction, de l'exploitation et de la maintenance de l'installation de production d'électricité ainsi que du rechargement du combustible, tandis que le pays hôte n'a qu'à acheter l'électricité et à fournir le raccordement de base, sans avoir à construire sur son territoire des installations nucléaires terrestres complexes.

Actuellement, il n'existe qu'une seule centrale nucléaire flottante en exploitation commerciale dans le monde, l'« Akademik Lomonosov » de Rosatom, située dans la région de Tchoukotka en Russie. Selon l'évaluation de Rosatom, 38 pays côtiers africains disposent d'un potentiel de déploiement ; les centrales nucléaires flottantes peuvent fournir de manière flexible une électricité de base stable aux villes côtières, aux sites miniers et aux usines de dessalement d'eau de mer, et constituent un point d'entrée idéal à faible seuil pour l'introduction de l'énergie nucléaire dans les pays émergents dépourvus de base nucléaire.

Bien qu'aucun contrat commercial définitif n'ait encore été signé, le Togo a signé en marge du sommet un protocole d'accord avec Rosatom en vue de la création d'un groupe de travail conjoint. Cette évolution marque non seulement l'accélération de l'ouverture du marché international par la nouvelle génération de SMR et la technologie nucléaire offshore de la Russie, mais révèle aussi son intention stratégique d'approfondir la coopération sur toute la chaîne industrielle nucléaire avec l'Afrique au moyen du modèle de gestion déléguée consistant à « acheter l'électricité sans acheter le réacteur ».

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