La production globale des réacteurs nucléaires français tombe à 59 % de leur pleine puissance

Mercredi 12 août, les réacteurs nucléaires français ont fonctionné à 59 % de leur pleine puissance, selon les données du réseau RTÉ et les calculs de Bloomberg, soit une baisse d'un point de pourcentage par rapport aux 60 % enregistrés mardi 11 août. EDF, le plus grand opérateur nucléaire mondial, dispose actuellement de 34 réacteurs opérationnels, avec une capacité disponible totale de 33 250 mégawatts ; les 57 réacteurs nucléaires français fournissent normalement plus des deux tiers de l'électricité du pays.

EDF a récemment arrêté la production des réacteurs des tranches 2 de la centrale de Gravelines et 3 de la centrale du Bugey, tout en prolongeant l'arrêt des réacteurs des tranches 3 et 4 de Gravelines et de la tranche 4 de la centrale de Cattenom. À 6 h 45 le matin de ce jour-là, heure de Paris, cet opérateur, le plus grand exploitant de centrales nucléaires au monde, disposait de 34 réacteurs disponibles, avec une capacité totale de 33,25 gigawatts. La France dispose actuellement de 57 réacteurs nucléaires, qui assurent généralement plus des deux tiers de la production électrique nationale ; l'arrêt de certaines tranches a donc un impact notable sur l'équilibre global du réseau électrique.

Depuis le début de cette année, la production nucléaire française a été affectée à plusieurs reprises par les vagues de chaleur et la sécheresse. En juin et juillet, EDF avait déjà suspendu l'exploitation de certains réacteurs en raison des températures élevées. Les centrales nucléaires nécessitent généralement d'importantes quantités d'eau pour le refroidissement ; lorsque la température des cours d'eau est trop élevée ou que le débit est insuffisant, l'exploitation des tranches peut être limitée par les réglementations environnementales et les exigences de sécurité. Cela fait des conditions météorologiques extrêmes non plus seulement un problème du côté de la demande d'électricité, mais aussi un facteur affectant directement la stabilité de l'offre.

Avant cette dernière série d'arrêts, la production nucléaire française avait déjà enregistré un déficit de 15,6 % dimanche dernier. Si les températures élevées persistent, que les niveaux des cours d'eau restent bas ou que les durées de maintenance continuent de s'allonger, le marché électrique français pourrait connaître des fluctuations d'approvisionnement plus fréquentes. Pour le marché électrique européen, les variations de la production nucléaire française n'affectent pas seulement les prix de l'électricité dans le pays, mais influencent également les échanges transfrontaliers et les anticipations d'offre et de demande des pays voisins.

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