Des groupes de la société civile sud-coréenne s'opposent à la construction d'une installation de stockage de combustible usé sur le site de la centrale nucléaire de Hanbit

Le 4 septembre, l'organisation conjointe d'action contre la centrale nucléaire de Hanbit de la région de Honam en Corée du Sud a tenu une conférence de presse devant le forum sur les déchets hautement radioactifs à Gochang-gun, dans la province du Jeolla du Nord, exigeant l'annulation du projet de construction d'une installation de stockage sur le site de la centrale nucléaire de Hanbit et proposant des mesures fondamentales pour résoudre le problème des déchets nucléaires.

L'organisation a déclaré que Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) fait progresser la construction d'une installation de stockage temporaire sur le site de la centrale en raison de la saturation potentielle des piscines de combustible usé de Hanbit d'ici 2030. L'organisation estime que cette décision ne répond pas suffisamment aux avis des résidents vivant à proximité de la centrale et équivaut à un transfert unilatéral de la charge des déchets nucléaires sur la population locale.

L'organisation a indiqué que le plan actuel consiste à construire une installation de stockage sur le site de la centrale existante pour le stockage temporaire du combustible usé, jusqu'à ce qu'une installation de stockage intermédiaire et une installation de stockage définitif soient déterminées séparément. Récemment, des séances d'information et des audiences publiques sur le « projet d'installation de stockage de combustible usé sur site » sont organisées à Yeonggwang et à Gochang, mais l'organisation estime que la procédure de recueil des avis des résidents concernés n'est qu'une formalité.

L'organisation a également souligné que la Loi spéciale sur les déchets hautement radioactifs autorise la construction d'installations de stockage temporaire sur les sites des centrales nucléaires, mais que ces installations ont une durée de vie nominale d'au moins 50 ans et pourraient fonctionner plus de 60 ans en cas de prolongation ultérieure, ce qui présente un risque d'évolution vers un dépôt permanent de facto.

L'organisation exige que les autorités sud-coréennes concernées organisent d'abord des référendums locaux et des débats publics dans toutes les zones potentiellement affectées afin de confirmer la volonté réelle des résidents, et qu'elles suspendent immédiatement toutes les procédures liées à la construction d'installations de stockage sur site fondées sur la prolongation de la durée de fonctionnement des vieilles tranches nucléaires.

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