Le Japon envisage d'introduire l'IA physique dans le démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Le gouvernement japonais et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO) s'apprêtent à introduire la technologie de l'IA physique (Physical AI) dans les opérations de démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, afin d'améliorer la capacité de travail autonome des robots dans des environnements à forte radioactivité. Cette technologie permettrait à l'intelligence artificielle de contrôler de manière autonome les robots en fonction des conditions sur site, pour exécuter des tâches telles que l'inspection, la collecte de données et le nettoyage.

Pour faire avancer ces travaux, une organisation consultative réunissant le gouvernement, les entreprises, les universités et les instituts de recherche devrait être créée d'ici la fin de l'année, afin de discuter du développement technologique, de l'application des équipements et de la validation sur site. Cette organisation devrait être pilotée par les ministères concernés du gouvernement japonais et la TEPCO, et intégrer des start-ups d'IA, des fabricants de robots ainsi que des chercheurs universitaires.

Dans le cadre du démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, l'élimination des débris résiduels à l'intérieur des réacteurs 1 à 3 est considérée comme l'une des tâches les plus difficiles. La TEPCO prévoit d'achever les travaux de nettoyage des débris du réacteur 3 d'ici 2037. Avant la mise en service des équipements de nettoyage, il reste nécessaire de procéder à des inspections détaillées de l'intérieur du réacteur et du bâtiment, ainsi qu'à l'élimination des obstacles entravant les opérations.

En raison des niveaux de radiation élevés dans ces zones, le personnel ne peut pas accéder directement aux sites d'intervention. Le Japon envisage donc d'utiliser des équipements d'IA physique dotés de capacités de jugement et d'action autonomes pour remplacer les interventions humaines dans les zones à haut risque.

Les équipements envisagés pour le déploiement sur site comprennent des drones de reconnaissance pour l'inspection à l'intérieur des bâtiments, des robots de détection pour la collecte de données radiologiques et d'images, ainsi que des bras mécaniques capables de découper et de récupérer des composants tels que des tuyaux dans les zones à forte radioactivité. Le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI) prévoit d'allouer environ 400 milliards de yens pour soutenir les projets de recherche-développement et de démonstration associés.

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