Le conseil municipal de Hitachiōmiya, préfecture d'Ibaraki, au Japon, débat de la demande d'enquête documentaire sur le site de stockage des déchets nucléaires

La ville de Hitachiōmiya, dans la préfecture d'Ibaraki, au Japon, a reçu une demande du ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie lui demandant d'accepter une “enquête documentaire” concernant la sélection d'un site de stockage final pour les déchets à haute radioactivité. Le 8 septembre, le conseil municipal de Hitachiōmiya a tenu une séance de questions-réponses générales, au cours de laquelle plusieurs conseillers municipaux ont exprimé leurs opinions sur l'acceptation ou non de l'enquête.

Parmi les cinq conseillers municipaux ayant posé des questions ce jour-là, deux se sont opposés à l'acceptation de la demande et un l'a soutenue. Le conseil municipal prévoit de tenir une réunion à huis clos le 9, au cours de laquelle chaque conseiller municipal exprimera son opinion à ce sujet ; le contenu sera ensuite transmis au maire Sadayuki Suzuki, qui examinera la réponse de la municipalité.

Le conseiller municipal Toshiyuki Kurata a déclaré que si l'enquête documentaire se poursuivait, elle aurait un impact sur les politiques et projets en cours dans la ville et pourrait entraver le développement régional, raison pour laquelle il s'oppose à l'acceptation de l'enquête. Le conseiller municipal Sadao Komuro a quant à lui souligné que l'évaluation des risques sismiques de la préfecture d'Ibaraki a indiqué un risque de séisme d'intensité 7 à Hitachiōmiya, et il estime que cette région ne convient pas comme site candidat pour le stockage final.

Le conseiller municipal Yuya Mashiko a exprimé une position de soutien. Il a déclaré que le stockage final des déchets à haute radioactivité est une question qui doit être traitée à l'échelle de la société et du pays dans son ensemble, et que l'utilisation de l'énergie nucléaire profite également à la nation, il convient donc d'envisager cette demande dans une perspective plus large. Il a également exprimé l'espoir que cette affaire incite davantage de gouvernements locaux à s'intéresser à la question du stockage final, élargisse le champ des discussions sur l'enquête documentaire et amène les citoyens à considérer ce sujet comme une question qui les concerne directement.

Selon les explications du secrétariat du conseil municipal, la date limite de dépôt des questions générales était fixée au 25 août, et le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie n'a présenté la demande d'enquête documentaire à Hitachiōmiya que le 31 août, de sorte que cette demande n'a pas été incluse dans le cadre des questions officielles. Ce jour-là, les conseillers concernés ont exprimé leur position dans le cadre de leurs questions initialement prévues. Le maire Sadayuki Suzuki n'a pas exprimé d'opinion lors de la séance.

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