La Grèce envisage de créer un groupe interministériel pour étudier le déploiement de l'énergie nucléaire, avec un accent sur les petits réacteurs modulaires

Le Premier ministre grec Kyriakos·Mitsotakis a annoncé que la Grèce mettrait en place un groupe interministériel chargé d'étudier les bases scientifiques et le cadre juridique nécessaires à un éventuel déploiement de l'énergie nucléaire. Le gouvernement grec a approuvé la création de cette instance interministérielle, jetant ainsi les bases institutionnelles pour les évaluations à venir.

Lors d'une réunion du Conseil des ministres tenue le 30 juillet, Mitsotakis a déclaré qu'un nombre croissant de pays envisageaient d'utiliser des petits réacteurs modulaires pour produire de l'électricité et que la Grèce ne pouvait ignorer cette tendance. Il a affirmé que la Grèce devait au moins mener des études afin de disposer de données complètes avant toute décision. Ces travaux visent à permettre à la Grèce de suivre les développements internationaux des technologies nucléaires et de constituer une expertise fiable à la disposition du gouvernement.

En mars dernier, Mitsotakis avait déjà évoqué le potentiel de développement des petits réacteurs modulaires (SMR) lors du deuxième Sommet sur l'énergie nucléaire à Paris, et avait déclaré que l'abandon de l'énergie nucléaire par l'Union européenne constituait une erreur stratégique.

Selon le calendrier prévu, ce comité interministériel devrait être créé à l'automne prochain et élaborera un rapport d'évaluation complet en référence aux procédures de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Le rapport pourrait inclure la création d'un organisme officiel de mise en œuvre du programme nucléaire (NEPIO), chargé de la planification ultérieure, de la coordination réglementaire et de la préparation des projets. Le vice-ministre grec de l'Environnement et de l'Énergie, Nikos·Tsafos, devrait assumer le rôle de coordinateur et superviser le fonctionnement des institutions concernées.

L'énergie nucléaire est depuis longtemps un sujet sensible en Grèce. En raison de l'activité sismique relativement fréquente dans le pays, la localisation des installations nucléaires, la sûreté parasismique et la capacité de surveillance à long terme devraient devenir des points centraux du débat public. Les autorités concernées devront également aborder la question de l'amélioration de la participation du public et de la transparence de l'information.

Parallèlement, Électricité de France (EDF) est à la recherche d'investisseurs pour son activité de petits réacteurs modulaires Nuward. EDF a précédemment indiqué qu'elle prévoyait d'introduire des investisseurs dans Nuward d'ici la fin de l'année. Les investisseurs potentiels pourraient inclure des entités concernées de Belgique, de Finlande, de Pologne, de Grèce et d'Italie, ainsi que de futurs acheteurs de la technologie. La participation éventuelle de la Grèce à l'investissement dans Nuward n'a pas encore fait l'objet d'un accord final publiquement confirmé.

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