La Pologne envisage d'introduire des capitaux d'État pour accélérer le déploiement des SMR de GE Vernova Hitachi
Le gouvernement polonais tente d'accélérer l'avancement des projets de petits réacteurs modulaires (SMR). Le ministre polonais de l'Énergie, Miłosz·Motyka, a indiqué que le gouvernement était en négociations concernant l'entrée du Fonds de développement polonais (PFR) au capital d'Orlen Synthos Green Energy (OSGE), avec un accent particulier sur la restructuration de la structure actionnariale de la société. OSGE, cofondée par le géant énergétique polonais Orlen et l'entreprise chimique Synthos, prévoit de construire un ensemble de petits réacteurs nucléaires utilisant la technologie américaine GE Vernova Hitachi.

Motyka a souligné que l'enjeu central des négociations actuelles est d'éviter une impasse dans la gouvernance d'entreprise. Si une entreprise détient 50 % des actions, l'autre partie ou les autres actionnaires pourraient difficilement exercer une contrepartie efficace sur les décisions clés, ce qui pourrait entraver l'avancement du projet. Par conséquent, le gouvernement privilégie une participation d'environ 33 % du PFR, en introduisant des capitaux nationaux de développement pour optimiser la structure actionnariale et améliorer l'efficacité de la prise de décision du projet.
Si l'entrée du PFR aboutit cette année, cela signifierait que le soutien du gouvernement polonais aux projets SMR s'étend du niveau politique au niveau des capitaux. Les petits réacteurs modulaires sont considérés comme un complément important à la transition énergétique de la Pologne, avec une importance stratégique particulière dans la réduction de la dépendance au charbon, l'amélioration de la sécurité énergétique et la garantie de la stabilité de l'approvisionnement électrique industriel. Par rapport aux grandes centrales nucléaires traditionnelles, les projets SMR ont des cycles de construction plus courts et un déploiement plus flexible, mais ils restent confrontés à des défis tels que les approbations réglementaires, les arrangements de financement et la mise en œuvre technologique.
La technologie que OSGE prévoit d'adopter provient de l'américain GE Vernova Hitachi, ce qui démontre également le renforcement continu de la coopération de la Pologne avec les entreprises américaines dans le domaine nucléaire. Si le PFR entre officiellement dans OSGE, cela pourrait non seulement renforcer la confiance du marché dans la capacité de financement du projet, mais aussi permettre au gouvernement de participer plus directement au rythme du projet et à la gestion des risques. Pour la Pologne, le bon déroulement des SMR influencera la vitesse de restructuration de son mix énergétique futur et de la construction de sa filière nucléaire.
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