La Syrie confirme qu'une délégation de l'AIEA se rendra à Damas pour discuter du traitement des matières nucléaires et de la coopération dans le cadre des utilisations pacifiques

La Commission syrienne de l'énergie atomique a publié une déclaration écrite confirmant qu'une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) arrivera à Damas dans les prochains jours pour discuter des progrès des travaux dans le domaine nucléaire en Syrie et des questions de coopération nucléaire internationale. Cette visite a été annoncée à la suite de rapports selon lesquels l'AIEA s'apprêtait à retirer des matières nucléaires de sites secrets en Syrie. La déclaration indique que la Syrie coopère avec les États-Unis et les pays amis pour traiter l'héritage nucléaire laissé par l'ancien régime, et qu'elle s'engage à promouvoir les utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire, en l'appliquant aux domaines de la santé, de l'alimentation et de la recherche scientifique.

La déclaration précise que la Syrie s'efforce d'activer son statut de membre à part entière au sein de l'AIEA et souligne qu'après la libération, la Syrie a réalisé des progrès importants dans le domaine nucléaire grâce à ses propres capacités. Cependant, en raison de capacités techniques limitées et du manque de soutien international suffisant à ce jour, la Syrie appelle à la création d'une commission internationale composée d'experts afin de fournir l'assistance technique et juridique nécessaire. La Commission syrienne de l'énergie atomique a confirmé qu'elle accueillera la délégation de l'AIEA dans les prochains jours, et que les deux parties discuteront des progrès des travaux de la Syrie dans le domaine nucléaire, puis publieront une déclaration conjointe à ce sujet après les entretiens.

Auparavant, un média politique américain avait rapporté qu'après un accord entre les États-Unis, la Syrie et Israël, l'AIEA s'apprêtait à retirer des matières nucléaires d'un site secret en Syrie appelé « Site 99 ». Selon les rapports, ce site contient du yellowcake (concentré d'uranium) résiduel de l'époque du régime Assad, qui y est entreposé depuis la destruction du réacteur d'Al-Kibar par Israël en 2007. Le nouveau gouvernement syrien a accepté que l'AIEA accède à ce site pour y effectuer le scellement et le retrait des matières, et les États-Unis espèrent que ce retrait pourra être achevé d'ici la fin de l'année 2026.

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