Nouvelle norme nationale GB/T 18525.1-2026 — Vos haricots rouges et haricots mungo ont peut-être été « irradiés » !
À partir du 1er décembre 2026, une nouvelle norme nationale concernant la sécurité de nos tables entrera officiellement en vigueur —
Récemment, l’Administration d’État pour la Régulation du Marché et l’Administration nationale de Normalisation de Chine ont publié l’annonce n° 23 des normes nationales de 2026, parmi lesquelles le « Procédé d’irradiation des produits agricoles — Partie 1 : Légumineuses et leurs produits dérivés » (GB/T 18525.1-2026) attire particulièrement l’attention. Cette norme, dont la révision a été pilotée par l’Institut de recherche sur la transformation des produits agricoles de l’Académie chinoise des sciences agricoles, entrera officiellement en vigueur le 1er décembre 2026, remplaçant l’ancienne norme utilisée depuis plus de 20 ans (GB/T 18525.1-2001).
En entendant le mot « irradiation », beaucoup réagissent spontanément : « Est-ce sûr ? » « Les aliments irradiés ne présentent-ils pas un risque de radioactivité résiduelle ? » Aujourd’hui, nous vous proposons une explication scientifique simple et accessible pour vous faire comprendre en profondeur cette nouvelle technologie et cette nouvelle norme.
Qu’est-ce que l’« irradiation » ? Pas une contamination nucléaire, mais une « stérilisation à froid »
Tout d’abord, rassurons-nous : les aliments irradiés ≠ aliments contaminés par les radiations nucléaires. Il existe une différence fondamentale entre les deux.
La technologie d’irradiation des aliments est une technique physique de stérilisation et de conservation développée au XXe siècle. Son principe est simple : utiliser des rayons γ, des rayons X ou des faisceaux d’électrons à haute énergie pour irradier les aliments. Ces rayons ont un pouvoir de pénétration extrêmement élevé, capable de détruire la structure de l’ADN des insectes nuisibles et des micro-organismes, les privant de leur capacité de reproduction ou les tuant directement, permettant ainsi d’éliminer les insectes, de stériliser et de prolonger la durée de conservation.
Prenons une analogie : lorsque vous exposez une couverture au soleil, les rayons ultraviolets tuent les acariens et les bactéries, mais la couverture elle-même ne se met pas à « briller » ni à « émettre des radiations ». L’irradiation des aliments est également un processus physique pur : les aliments n’entrent pas en contact direct avec la source radioactive et ne présentent aucune radioactivité résiduelle après traitement.
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont déclaré conjointement dès 1980 que les aliments irradiés dans les limites de dose prescrites sont sûrs et fiables. Plus de 60 pays dans le monde ont approuvé l’application de l’irradiation des aliments.
Pourquoi « irradier » les légumineuses ?
Les légumineuses — haricots rouges, haricots mungo, soja jaune, haricots noirs, pois… — constituent un élément indispensable de l’alimentation des habitants de notre pays. Mais pendant le stockage et le transport, les légumineuses sont confrontées à deux « ennemis naturels » :
Premièrement, les insectes nuisibles. Les bruches et les capucins des grains sont les « tueurs n° 1 » des légumineuses. Vous avez peut-être déjà vécu cette expérience : en ouvrant un sachet de haricots mungo conservé longtemps, vous découvrez qu’il est infesté de petits insectes. La méthode traditionnelle consiste à utiliser des fumigants chimiques, mais cela présente un risque de résidus de pesticides.
Deuxièmement, la contamination microbienne. Les moisissures, Escherichia coli, les bacilles et autres micro-organismes se développent facilement dans les environnements humides, provoquant le moisi et l’altération des légumineuses, voire la production de substances nocives comme les aflatoxines.
La technologie d’irradiation permet précisément de résoudre ces deux problèmes :
Insecticide : une dose faible de 0,2 à 0,6 kGy suffit à éliminer efficacement tous les stades de développement des insectes de stockage tels que les bruches (œufs, larves, adultes).
Stérilisation : pour les produits dérivés de légumineuses transformés en profondeur (comme la farine de légumineuses, les produits prêts à consommer), la dose peut être ajustée à 5-10 kGy selon le niveau de contamination microbienne, éliminant efficacement les moisissures et les bactéries pathogènes.
Plus important encore, l’irradiation est un « traitement à froid » : la température n’augmente pas de plus de 10 °C pendant tout le processus, préservant au maximum les nutriments et la saveur d’origine des légumineuses. Comparée à la cuisson à haute température ou au traitement chimique, le taux de rétention des protéines, vitamines et autres nutriments des légumineuses irradiées peut atteindre plus de 90 %.
En quoi la nouvelle norme nationale est-elle réellement « nouvelle » ?
Par rapport à l’ancienne norme de 2001, la GB/T 18525.1-2026 présente de nombreux changements importants, reflétant les progrès réalisés dans la technologie d’irradiation des produits agricoles de notre pays depuis plus de 20 ans :
1. Le nom a changé, le champ d’application s’est élargi
L’ancienne norme s’intitulait « Procédé d’irradiation insecticide des légumineuses » et ne concernait que l’« insecticide ». La nouvelle norme a été renommée « Procédé d’irradiation des produits agricoles — Partie 1 : Légumineuses et leurs produits dérivés », couvrant à la fois les fonctions insecticides et bactéricides, et le champ d’application est passé des légumineuses brutes aux divers produits dérivés tels que la farine de légumineuses, le tofu séché et les produits prêts à consommer.
2. D’une « opération empirique » à un « contrôle intégral du processus »
L’ancienne norme spécifiait principalement les exigences de dose et d’hygiène. La nouvelle norme établit un système complet de gestion de la qualité sur l’ensemble du processus :
Avant l’irradiation : des exigences claires sont posées concernant l’état des matières premières, le mode d’emballage, la contamination microbienne initiale et l’infestation parasitaire ;
Pendant l’irradiation : spécifications détaillées sur les exigences relatives aux installations d’irradiation, la détermination de la dose de traitement, la surveillance de la dose, l’évaluation des interruptions, etc. ;
Après l’irradiation : ajout d’exigences de confirmation de la dose de traitement, de stockage et de libération ;
Sur l’ensemble du processus : nouvelles exigences d’enregistrement et de gestion documentaire, garantissant une traçabilité complète.
3. Des doses plus précises, conciliant « efficacité » et « tolérance »
L’un des points forts essentiels de la nouvelle norme est la clarification des doses minimales efficaces pour l’insecticide et la stérilisation, ainsi que des doses maximales de tolérance des produits.
Qu’est-ce que cela signifie ? En termes simples, il s’agit de « pouvoir tuer les insectes nuisibles et éliminer les bactéries pathogènes, sans pour autant endommager les légumineuses elles-mêmes ». Une dose trop faible ne permet pas d’atteindre l’effet de stérilisation et d’insecticide ; une dose trop élevée peut affecter la couleur, la saveur et les nutriments des légumineuses. La nouvelle norme, grâce à de nombreuses données expérimentales, a trouvé ce « point d’équilibre optimal ».
4. Alignement sur les normes internationales
Lors de l’élaboration de la nouvelle norme, les normes internationales telles que la « Norme générale pour les aliments irradiés » du Codex Alimentarius (CAC) et l’ISO 14470 ont été pleinement prises en référence, garantissant la reconnaissance mutuelle de nos produits de légumineuses irradiés dans le commerce international.
Quelle est l’importance de cette norme ?
La publication de la GB/T 18525.1-2026 n’est pas seulement une mise à jour d’un document technique, elle revêt également une signification pratique profonde :
Pour l’industrie : elle fournit une base technique scientifique et faisant autorité aux entreprises de transformation des légumineuses, favorise l’application normalisée de la technologie d’irradiation et contribue à la réduction des pertes après récolte. Les pertes céréalières annuelles de notre pays dues aux insectes nuisibles et à la moisissure sont considérables ; la technologie d’irradiation est un moyen efficace de réduire ces pertes.
Pour les consommateurs : des normes plus élevées signifient des aliments plus sûrs. Le contrôle intégral du processus, les exigences de dose précises et la traçabilité stricte des enregistrements ajoutent de multiples « serrures de sécurité » à la qualité et à la sécurité des légumineuses et de leurs produits dérivés.
Pour le commerce international : l’alignement sur les normes internationales favorise l’« exportation » de nos produits de légumineuses et renforce leur compétitivité internationale.
En conclusion
De 2001 à 2026, l’itération d’une norme reflète le bond en avant de la technologie de transformation des produits agricoles de notre pays, ainsi que la quête de plus en plus rigoureuse de la sécurité alimentaire.
La prochaine fois que vous verrez sur les rayons d’un supermarché des produits de légumineuses portant la mention « irradié », ne paniquez pas. Cela signifie qu’ils ont subi un traitement scientifique de stérilisation et d’insecticide, préservant autant que possible les nutriments et les saveurs naturels tout en garantissant la sécurité. Une compréhension scientifique et un choix rationnel sont l’attitude que tout consommateur moderne devrait adopter.
Date d’entrée en vigueur de la norme : 1er décembre 2026. Attendons ensemble que des produits de légumineuses plus sûrs et de meilleure qualité arrivent sur nos tables !
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