Un rapport du GAO américain exhorte le DOE-EM à s'inspirer des expériences du Canada, de la France et du Royaume-Uni pour restructurer sa stratégie de gestion des déchets nucléaires
Le Government Accountability Office (GAO) des États-Unis indique dans un nouveau rapport que des pays comme le Canada, la France et le Royaume-Uni ont pris ces dernières années des mesures actives pour accélérer le nettoyage des déchets nucléaires. Le rapport recommande que l'Office de gestion environnementale du Département de l'énergie des États-Unis (DOE-EM) engage des échanges stratégiques avec ces pays afin d'identifier et d'évaluer des alternatives susceptibles de réduire les risques, de diminuer les coûts ou d'accélérer les activités de nettoyage. Actuellement, le DOE-EM estime que sa mission de nettoyage pourrait coûter entre 641 et 840 milliards de dollars et nécessiter d'être achevée d'ici 2100.

Le rapport constate que, bien que le DOE-EM entretienne un certain niveau d'échanges avec d'autres pays en matière de nettoyage nucléaire, ces échanges ne sont pas stratégiques et manquent d'apprentissage proactif et d'emprunt d'expériences avancées. Certains responsables de site du DOE-EM ont exprimé le souhait d'avoir davantage d'opportunités d'échanges avec d'autres pays, tandis que les responsables du siège estiment qu'ils « enseignent » généralement à d'autres pays plutôt que d'apprendre d'eux. Si une coopération plus efficace avec les partenaires internationaux n'est pas établie, les États-Unis risquent de manquer des opportunités d'adopter des méthodes innovantes pour réduire les risques et les coûts.
Le Canada a adopté une stratégie globale en matière de gestion des déchets nucléaires et a ajusté ses méthodes pour accélérer les progrès de nettoyage et réduire les risques sur les sites critiques. La France et le Royaume-Uni ont quant à eux relevé les défis techniques et opérationnels en établissant des installations d'essai à grande échelle, permettant ainsi d'économiser des fonds et de réduire les perturbations des opérations de nettoyage. Par exemple, le laboratoire de vitrification situé à Marcoule, dans le sud de la France, est utilisé pour des projets pilotes et d'autres démonstrations de réduction des déchets nucléaires, apportant des bénéfices en matière de formation et de scénarios d'essai.
Il convient de noter que le Royaume-Uni a mis en œuvre plusieurs changements clés dans sa politique de gestion des déchets nucléaires, notamment en priorisant la réduction des risques les plus élevés, en mettant l'accent sur la minimisation des déchets et en privilégiant une réglementation et une surveillance proportionnées. Grâce à la mise en œuvre d'une méthode de gestion fondée sur les risques, le Royaume-Uni a économisé au moins 2 milliards de livres sterling (équivalant à 2,6 milliards de dollars en mars 2026) et a réduit le volume de déchets nécessitant un stockage dans le dépôt de déchets de faible activité. La Belgique a également établi un inventaire national complet des déchets nucléaires, fournissant des informations pour la gestion des déchets nucléaires, y compris la prévision des stocks futurs ainsi que des besoins de stockage et d'élimination.
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