ARC et le Laboratoire national de l'Idaho concluent un partenariat stratégique pour faire progresser le déploiement du premier réacteur

ARC Clean Technology a annoncé plus tôt cette semaine avoir signé un accord de projet de partenariat stratégique avec Battelle Energy Alliance, le contractant chargé de la gestion et de l'exploitation du Laboratoire national de l'Idaho (INL). Cet accord établit un cadre de collaboration pluriannuel visant à promouvoir une coopération approfondie entre ARC et l'INL dans la conception, la démonstration et le déploiement du premier projet de l'ARC-100 (un réacteur rapide refroidi au sodium d'une puissance électrique de 100 mégawatts).

Parmi les nombreuses jeunes entreprises émergentes dans le domaine des réacteurs nucléaires, ARC, dont le siège est à Washington D.C., figure parmi les membres les plus anciens. L'entreprise a été fondée en 2006, avant même des entreprises renommées du secteur telles que TerraPower (fondée en 2008), X-energy (fondée en 2009) et Oklo (fondée en 2013).

Au cours des plus de 20 années depuis sa création, ARC a exploré diverses voies possibles de recherche-développement et de déploiement. En raison des multiples changements de nom de l'entreprise (anciennement Advanced Reactor Technologies, Advanced Reactor Concepts et ARC Nuclear), bon nombre de ses activités des premières années n'ont pas été documentées en détail. Les premiers brevets déposés montrent que l'entreprise développait sa conception de réacteur dans les années suivant sa fondation, et plusieurs publications du Département de l'énergie (DOE) des États-Unis vers 2015 mentionnaient également son projet de développement d'un réacteur rapide refroidi au sodium.

En 2017, ARC a établi un partenariat avec GE Hitachi Nuclear Energy (GEH) pour développer, autoriser et déployer conjointement le réacteur ARC-100 au Canada. À l'époque, GEH prévoyait de concéder à ARC les droits de propriété intellectuelle liés à la conception de son réacteur Prism. Actuellement, les travaux d'ARC au Canada se poursuivent, l'ARC-100 ayant franchi plusieurs étapes d'examen réglementaire de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, et l'entreprise collaborant avec plusieurs partenaires pour faire avancer ses plans de déploiement de réacteurs en Alberta.

Parallèlement, les activités américaines d'ARC ont connu une opportunité majeure en 2020. À cette époque, le Département de l'énergie des États-Unis a lancé le programme de démonstration des réacteurs avancés (ARDP), visant à accélérer la démonstration des réacteurs avancés par le biais de partenariats public-privé et d'un modèle de partage des coûts. L'ARDP est divisé en trois catégories de financement distinctes, dont la plus connue inclut TerraPower et X-energy ; ARC a quant à elle été sélectionnée dans la voie au nom prêtant à confusion « ARC-20 » (ARC-20 étant l'abréviation de « Advanced Reactor Concepts 2020 », la coïncidence avec le nom de l'entreprise ARC étant purement fortuite). À la suite de cette sélection, ARC a obtenu un soutien financier de 27,5 millions de dollars du Département de l'énergie et s'est fixé pour objectif de déployer un réacteur au milieu des années 2030. La même année, ARC a également entamé des activités de pré-licence avec la Commission de régulation nucléaire (NRC) des États-Unis, et prévoit actuellement de demander une licence en vertu de la récemment introduite Partie 53 du Titre 10 du Code des règlements fédéraux (10 CFR Part 53).

Selon ARC, ce nouveau partenariat avec Battelle bénéficiera d'un soutien technique complet du Laboratoire national de l'Idaho. Le soutien fourni par l'INL couvre de nombreux domaines techniques tels que l'ingénierie, les matériaux avancés et la fabrication, le calcul haute performance et la modélisation, les essais sous rayonnement, la mise en service et l'exploitation des réacteurs, ainsi que l'aménagement du site, sur l'ensemble du cycle de vie, de la conception détaillée au déploiement du premier réacteur.

Contrairement à d'autres projets de déploiement de réacteurs très médiatisés récemment menés au Laboratoire national de l'Idaho, ARC n'a pas été incluse dans la liste des participants au programme pilote de réacteurs ou au programme Nuclear Launchpad. Par conséquent, sa conception doit passer par la procédure d'autorisation normale de la Commission de régulation nucléaire des États-Unis, plutôt que par la voie d'autorisation accélérée du Département de l'énergie. La valeur essentielle du programme de partenariat stratégique du Département de l'énergie réside dans l'ouverture aux entreprises privées, aux autres agences fédérales et aux universités de la riche expérience technique, des équipes de talents de premier plan et des installations avancées de l'INL.

L'ARC-100 utilise un refroidissement au sodium et un combustible en alliage métallique uranium-zirconium, combinés à un système de conversion d'énergie à cycle de Brayton au dioxyde de carbone supercritique. Il convient de mentionner qu'il ne s'agit pas du premier réacteur rapide refroidi au sodium construit à l'INL ; l'ARC-100 hérite directement et tire les enseignements de l'expérience du réacteur surgénérateur expérimental n° II (EBR-II), qui a fonctionné sur ce site pendant plus de 30 ans. Dans son dernier communiqué de presse, ARC n'a pas encore fourni de date cible estimée précise pour l'obtention de l'approbation de la NRC ou la mise en service commerciale du premier réacteur ARC-100.

Avertissement : les informations republiées depuis des médias partenaires, institutions ou autres sites sont fournies à titre de référence et de diffusion. Elles ne valent pas approbation ni vérification de leur exactitude. Contactez-nous pour toute correction ou demande liée aux droits.